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Réglementation

Cybercab: la NHTSA teste la certification autonome de Tesla

La NHTSA a ouvert le 4 septembre un audit sur la manière dont Tesla a auto-certifié le Cybercab, son robotaxi sans volant ni pédales, comme conforme aux normes fédérales américaines de sécurité. L’enquête vise aussi la base technique retenue par le constructeur, avec une question centrale : Tesla pouvait-elle traiter certaines FMVSS comme non applicables sans passer par une exemption spéciale ?

Le dossier dépasse Tesla. Aux États-Unis, le constructeur certifie lui-même la conformité d’un véhicule aux FMVSS, puis engage sa responsabilité si l’interprétation est contestée. Ce schéma fonctionne tant que l’architecture reste proche d’une voiture classique. Il devient beaucoup plus fragile quand le véhicule retire les commandes humaines fixes, qui servent aussi de repères réglementaires.

Reuters évoque environ 1 000 Cybercab visés par l’audit. L’enjeu immédiat n’est pas seulement le lancement à Austin, commencé la veille, mais la méthode de validation retenue pour une flotte conçue d’emblée comme robotaxi. Si la NHTSA estime que Tesla a trop large­ment interprété le cadre, la question pourra se poser pour d’autres exploitants qui veulent déployer des véhicules autonomes sans volant ni pédales.

Un précédent qui compte pour les autres robotaxis

Le marché observe déjà l’autre voie ouverte par le régulateur. En juillet 2026, la NHTSA a accordé à Zoox une exemption commerciale temporaire pour ses robotaxis sans commandes humaines. Ce précédent montre que l’autorité peut accepter le déploiement, mais sous un régime explicite, avec un dossier de conformité distinct de l’auto-certification classique.

C’est là que l’audit Tesla change la lecture sectorielle. La vraie question devient: faut-il encore laisser un robotaxi entrer sur la route par simple certification interne, ou faut-il documenter plus lourdement l’absence de volant, de pédales et de rétroviseurs avant toute mise en service commerciale ? Pour les autres constructeurs et fleet operators, cela peut peser sur les calendriers, la structure des dossiers et le coût de mise sur le marché.

Tesla a indiqué dans son 10-Q avoir lancé la production du Cybercab au premier semestre 2026. La suite dira si l’entreprise doit seulement répondre à des demandes de la NHTSA, ou si elle devra modifier la documentation, le véhicule, ou les deux. À ce stade, le régulateur n’a pas tranché.

Sources : NHTSA, Reuters, AP, SEC