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Tesla rabote la marge de vitesse de FSD en Europe

Le 3 novembre 2026, l’autorité néerlandaise RDW a validé une mise à jour du système d’assistance de Tesla pour l’Europe. Le logiciel n’affiche plus « FSD Supervised » mais « Tesla Assisted Driving », et la marge de vitesse réglable passe d’un plafond de +50 % à +10 % au-dessus de la limite en vigueur. Le réglage revient à 0 % à chaque démarrage du véhicule.

La RDW précise que cette modification ne change pas la nature du système : il reste une aide à la conduite, et le conducteur reste responsable. L’approbation de type déjà accordée reste valable sans nouvelle extension formelle, ce qui montre que l’autorité traite l’ajustement comme une condition d’usage à encadrer, pas comme un nouveau produit.

Le point clé se situe ailleurs que dans le seul logiciel. En Europe, l’acceptation d’un système d’assistance dépend de sa dénomination, de ses réglages et de la façon dont il se comporte sur route. En ramenant la marge autorisée à 10 %, la RDW se cale sur la ligne retenue par l’Allemagne, qui avait déjà jugé en octobre qu’un dépassement limité pouvait entrer dans le cadre européen, tout en rejetant l’appellation FSD comme trompeuse.

Cette séquence compte aussi pour la suite. La RDW indique que le dossier se poursuit au niveau de l’Union au sein du TCMV, avec information des États membres déjà concernés. Autrement dit, la validation ne repose pas seulement sur la promesse d’un système plus performant, mais sur une preuve d’usage plus étroite, avec une marge d’activation limitée et des règles lisibles pour les autorités.

Le même raisonnement vaut pour l’industrialisation des aides à la conduite : les OEM ne peuvent pas vendre une stack autonome sans cadrer précisément ses cas d’usage, sa supervision et sa responsabilité. Dans la mobilité électrique, ce souci de preuve et de contrôle s’étend aussi à la batterie : la Commission européenne encadre déjà tout le cycle de vie, de la mise sur le marché à la seconde vie et au recyclage. L’IEA rappelle de son côté que le stockage sur batteries a franchi 108 GW de nouvelles installations en 2025, ce qui donne un débouché concret aux batteries reconditionnées, même si leur seconde vie reste difficile à sécuriser sur le plan technique et assurantiel.

Sources : RDW, BMV, Commission européenne, IEA