Volvo Cars suspend son projet de gigafactory à Göteborg
Volvo Cars met en pause son projet d’usine de batteries à Göteborg, faute de partenaire technologique, et licencie 75 salariés.
Volvo Cars a décidé, le 13 janvier 2026, de suspendre le projet de grande usine de batteries mené par Novo Energy à Göteborg, dans le sud-ouest de la Suède. Le constructeur, contrôlé par le groupe chinois Geely, met fin aux activités prévues de cette coentreprise, n’ayant pas trouvé de nouveau partenaire technologique pour la relancer.
Volvo a également confirmé le licenciement des 75 salariés encore affectés au projet, après une réduction d’effectifs déjà opérée en 2025. Le site devait s’implanter à Torslanda, près de l’usine historique de Volvo dans la zone industrielle de Göteborg. Créée en 2021 avec Northvolt, Novo Energy avait pour vocation de sécuriser l’approvisionnement en cellules pour les modèles électriques de Volvo Cars et de Polestar.
À l’origine, le projet avait été présenté comme un investissement industriel majeur en Suède, avec une capacité annoncée de 50 GWh par an, soit l’équivalent de l’équipement d’environ un demi‑million de voitures. Cependant, le calendrier a été repoussé à plusieurs reprises, l’ouverture prévue passant de 2025 à 2026.
Le projet a connu un tournant à l’automne 2024, lorsque Volvo a engagé une procédure pour reprendre le contrôle de la coentreprise, invoquant ses droits de rachat des parts de Northvolt. En janvier 2025, un accord de cession a été annoncé permettant à Volvo de prendre le contrôle total de Novo Energy, sous réserve d’autorisations. Malgré une recherche approfondie d’un nouveau partenaire, Volvo n’en a pas trouvé.
Cette décision intervient dans un contexte difficile pour l’écosystème suédois des batteries, marqué par la faillite de Northvolt en mars 2025, elle‑même précédée par des tensions industrielles en 2024. Ces événements ont affecté les projets d’expansion en Suède et ont conduit à un recentrage sur la production de cellules.
Au niveau européen, l’industrie des batteries traverse une période de reports et d’arbitrages, en raison des coûts élevés, de la concurrence asiatique et d’une demande moins prévisible que prévu. En 2025, la part des voitures 100% électriques dans l’Union européenne a atteint 16,9%, selon l’ACEA, une hausse encore insuffisante pour absorber tous les projets industriels planifiés.
Parallèlement, Volvo a ajusté sa stratégie d’électrification, ne visant plus 100% de véhicules électriques d’ici 2030, tout en maintenant l’électrique comme élément central de sa gamme.
La suspension de Novo Energy souligne la difficulté pour un constructeur européen de s’appuyer sur un partenaire technologique unique dans un marché instable. Elle accentue l’incertitude sur la chaîne de valeur des batteries en Suède après l’effondrement de Northvolt et illustre la recomposition en cours en Europe, avec des arbitrages sur les investissements, la sécurisation des technologies et la synchronisation entre capacité industrielle et demande réelle de véhicules électriques.
La suspension de Novo Energy souligne la difficulté pour un constructeur européen de s’appuyer sur un partenaire technologique unique dans un marché instable. Elle accentue l’incertitude sur la chaîne de valeur des batteries en Suède après l’effondrement de Northvolt et illustre la recomposition en cours en Europe, avec des arbitrages sur les investissements, la sécurisation des technologies et la synchronisation entre capacité industrielle et demande réelle de véhicules électriques.
- Volvo Cars suspend le projet de gigafactory Novo Energy à Göteborg, faute de partenaire technologique.
- 75 salariés liés au projet sont licenciés.
- Le site devait être construit à Torslanda pour fournir Volvo et Polestar.
- Capacité annoncée : jusqu’à 50 GWh/an ; mise en service initialement prévue pour 2025 puis 2026.
- Le projet est fragilisé par la faillite de Northvolt et les reports de projets de batteries en Europe.