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Stellantis prépare l’autonomie en France par le premier et le dernier kilomètre

Stellantis a annoncé le 23 octobre deux chantiers distincts en France sur la mobilité autonome : une collaboration avec Wayve, NVIDIA et le gouvernement français pour préparer des véhicules autonomes de niveau 4, et un projet avec la Métropole du Grand Paris et Bolt pour une expérimentation à partir de 2028 dans le cadre d’ADACities. L’enjeu n’est pas seulement technique. Le groupe travaille aussi sur le cadre d’exploitation, la supervision et la répartition des responsabilités.

Dans le premier dossier, Stellantis s’appuie sur ses plateformes L4-Ready, le logiciel de conduite de Wayve et l’architecture NVIDIA Hyperion avec le système de sécurité Halos. Le message envoyé au marché est clair : la France doit servir de base de développement et de validation pour des usages autonomes encadrés, avec une exigence de sécurité et de conformité avant tout déploiement.

Le second projet cible le Grand Paris et vise les services de premier et dernier kilomètre. Cette orientation compte davantage que la seule démonstration technologique : elle place l’autonomie dans un usage urbain concret, avec des trajets courts, des zones définies et une logique de service plus facile à piloter qu’un déploiement général. Stellantis indique aussi que Pony.ai peut fournir la technologie de conduite autonome pour ce pilote, sans arrêt définitif annoncé à ce stade.

Le dossier s’inscrit dans un cadre français déjà ouvert au niveau 4 depuis 2022 pour certains usages de transport de passagers, avec une supervision humaine possible selon les cas. C’est ce point qui structurera la suite : qui supervise, qui valide, qui porte la responsabilité en cas d’incident et quelles conditions permettent de passer d’un test à un service réel. Le ministère français des Transports pousse d’ailleurs à adapter le cadre réglementaire autour de la sécurité routière et de la souveraineté technologique.

Stellantis ne part pas de zéro. En juin 2026, le groupe avait déjà annoncé un partenariat mondial avec Wayve et Uber autour du robotaxi. L’annonce d’octobre prolonge ce mouvement, mais elle l’ancre plus nettement en France et dans le programme européen ADACities, qui doit servir de rampe pour des déploiements urbains à partir de 2028.

Sources : electrive ; Stellantis ; Commission européenne