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BMW Série 3 : cinquante ans entre héritage et bascule vers l’électrique

La BMW Série 3 célèbre son cinquantième anniversaire en 2025. Depuis l’E21 de 1975, ce modèle a atteint environ 20 millions d’exemplaires produits en un demi-siècle.

Pour illustrer cette évolution, une E21 320 de 1975, l’une des premières unités à conduite à droite encore existantes, a été confrontée à une 320i M Sport de 2025. Le contraste est frappant, tant sur le plan mécanique que dans l’ergonomie et l’équipement électronique.

La création de la Série 3 n’a pas été un simple événement : BMW a investi 35 millions de Deutschmarks pour succéder à la 02 avec une compacte aux prestations de berline. L’E21 a introduit la direction à crémaillère et, de série, une barre anti-roulis à l’avant ; la gamme a ensuite intégré la direction assistée, l’injection et des moteurs six cylindres plus souples.

L’évolution s’accélère avec l’E30 en 1982. Cette génération élargit l’offre avec des versions quatre portes, cabriolet et touring, introduit le diesel et, en 1986, voit l’arrivée de la première M3. L’E30 se vendra à environ 2,2 millions d’unités, avec des puissances allant de 86 bhp à 238 bhp pour les variantes les plus extrêmes.

La Série 3 consolide sa position dans les années 1990 et 2000 : l’E46 (1998) reste la plus vendue avec environ 3,3 millions d’exemplaires, tandis que l’E90 (2005) atteint 3,1 millions. La décennie suivante voit un réarrangement des déclinaisons coupé au profit de la Série 4 et l’introduction de technologies comme les boîtes double embrayage sur certaines M3 et les hybrides rechargeables.

Le G20, génération actuelle, a récemment franchi le cap du million d’exemplaires en six ans. La 320i M Sport 2025 représente l’aspect sage et polyvalent de la gamme : environ 181 bhp, plus de 40 mpg en croisière et un prix public légèrement supérieur à 40 000 £, tout en offrant des qualités dynamiques très travaillées.

L’avenir redessine cependant la feuille de route : la Neue Klasse i3 est conçue comme une déclinaison électrique qui remplacera la G20. Adrian van Hooydonk, responsable du design, indique que le successeur ressemblera fortement à l’i3, avec une silhouette affinée et une calandre redessinée dans un esprit plus vertical.

BMW n’a pas fixé de date précise pour l’arrêt des ventes de véhicules thermiques, mais la transition technologique favorisera progressivement les architectures électriques. À moyen terme, l’offre en showroom pourrait se limiter à une unique plateforme électrique pour le segment compact premium.

Pourquoi c’est important
La Série 3 incarne depuis cinq décennies un positionnement central pour BMW : outil d’image, banc d’essai technologique et produit de volume. Sa transformation en version électrique via la Neue Klasse i3 soulève des enjeux industriels (réingénierie des plateformes), commerciaux (redéfinition de l’offre face aux SUV) et réglementaires (convergence vers des architectures zéro-émission). Le calendrier de retrait progressif des motorisations thermiques conditionnera les choix des fournisseurs, la rentabilité des usines et la visibilité des gammes sur les marchés-clés.

À retenir

  • Lancée en 1975 avec l’E21, la Série 3 cumule près de 20 millions d’unités vendues en cinquante ans.
  • Moments clés : E30 (1982) a étendu la carrosserie et introduit le diesel et la première M3 ; E46 (1998) reste la génération la plus vendue (≈3,3 M).
  • G20 actuel : plus d’un million d’exemplaires en six ans ; la 320i M Sport 2025 affiche 181 bhp, >40 mpg et un prix légèrement supérieur à 40 000 £.
  • La Neue Klasse i3 est pensée comme la relève électrique de la Série 3 ; le design du successeur devrait s’en rapprocher, selon le responsable du design.
  • BMW n’a pas annoncé de date précise de fin des ventes thermiques ; la transition vers l’électrique redéfinira l’offre et la chaîne d’approvisionnement.

Source : https://www.autocar.co.uk/car-news/features/why-bmw-3-series-still-rules-after-50-years