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Recul des immatriculations électriques en janvier 2026

Les immatriculations mondiales de véhicules rechargeables ont diminué de 6% en janvier 2026, affectant à la fois les BEV et les PHEV.

Le marché mondial des véhicules rechargeables a démarré 2026 sur un repli : en janvier, les immatriculations de véhicules ‘plug-in’ ont reculé de 6% sur un an, pour s’établir à près de 1,2 million d’unités. Le mouvement est d’autant plus notable qu’il touche simultanément les deux principales familles : les 100% électriques (BEV) à -4% et les hybrides rechargeables (PHEV) à -8%.

Cette configuration reste inhabituelle dans une industrie où, ces dernières années, les périodes de ralentissement d’une motorisation étaient souvent compensées par la dynamique de l’autre. Elle intervient dans un contexte où les constructeurs arbitrent entre montée en cadence industrielle, pression sur les prix et adaptation à des calendriers réglementaires qui se resserrent, notamment sur les émissions et les règles commerciales.

Derrière le recul global, la photographie du début d’année met aussi en évidence un déplacement de la valeur. Les grands acteurs historiques, très exposés aux cycles de volumes et à la normalisation progressive des prix, voient leur avance contestée. À l’inverse, des marques plus récentes — souvent appuyées sur des plateformes électriques dédiées, des chaînes d’approvisionnement déjà sécurisées et des stratégies d’export agressives — gagnent en visibilité dans les classements mensuels.

Le différentiel entre BEV et PHEV donne un autre indice de l’état du marché. La baisse plus marquée des hybrides rechargeables suggère une demande plus sensible aux incitations publiques, aux règles d’usage en zones urbaines et à la clarification des normes d’homologation et de fiscalité. Les BEV, bien que aussi en baisse, montrent une résilience relative, portée par la profondeur croissante de l’offre et par les ajustements de prix déjà intervenus sur plusieurs segments.

Cette séquence de janvier ne dit pas, à elle seule, la trajectoire annuelle. Elle installe toutefois un début de tension : l’industrie doit continuer à investir dans les batteries, les usines et les logiciels, tout en absorbant des fluctuations de volumes. Les mois suivants seront scrutés pour distinguer un simple trou d’air saisonnier d’un changement de régime plus durable.

Les premiers classements mondiaux de janvier 2026, relayés par la presse spécialisée, s’inscrivent ainsi dans une période où l’avantage d’échelle ne suffit plus toujours : vitesse de lancement produit, accès à la batterie, maîtrise des coûts et exposition géographique deviennent des facteurs plus discriminants.

Ce repli en début d’année intervient alors que la filière engage des investissements lourds et doit préserver ses marges dans un environnement de prix plus compétitif. La baisse plus forte des PHEV souligne aussi la dépendance de cette technologie aux cadres fiscaux et réglementaires, tandis que la relative tenue des BEV conditionne les plans industriels des constructeurs et des fournisseurs sur 2026–2027.

Pourquoi c’est important
Ce repli en début d’année intervient alors que la filière engage des investissements lourds et doit préserver ses marges dans un environnement de prix plus compétitif. La baisse plus forte des PHEV souligne aussi la dépendance de cette technologie aux cadres fiscaux et réglementaires, tandis que la relative tenue des BEV conditionne les plans industriels des constructeurs et des fournisseurs sur 2026–2027.
À retenir

  • En janvier 2026, les immatriculations mondiales de véhicules rechargeables reculent de 6% sur un an, à près de 1,2 million d’unités.
  • Les BEV baissent de 4% sur un an, les PHEV de 8%, un recul simultané relativement rare.
  • Le début d’année met sous pression les grands acteurs et ouvre un espace de progression à des marques plus récentes, plus agiles sur l’offre et les coûts.

Source : https://cleantechnica.com/2026/03/05/top-selling-electric-vehicles-in-the-world-january-2026/