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Le Royaume-Uni envisage une refonte majeure des règles routières
Le gouvernement britannique propose des réformes pour réduire les décès routiers, incluant un abaissement du seuil d’alcoolémie et des mesures de contrôle renforcées.
Le seuil d’alcoolémie pourrait être abaissé. Actuellement fixé à 80 mg d’alcool par 100 ml de sang — le plus élevé d’Europe pour l’Angleterre et le pays de Galles — il pourrait être aligné sur le niveau écossais de 50 mg. Pour les conducteurs récemment qualifiés, un seuil de 0 mg est envisagé, bien que la définition de ce statut reste à préciser. Le gouvernement propose également des dispositifs préventifs, comme l’utilisation d’éthylotests anti-démarrage pour certains condamnés, et envisage la suspension de permis avant procès pour les personnes soupçonnées de conduite sous influence.
La procédure de preuve pour la conduite sous stupéfiants pourrait être assouplie : les tests salivaires effectués sur place pourraient remplacer ou compléter les prises de sang, afin de pallier les difficultés de prélèvement ou les retards des laboratoires.
La formation des jeunes conducteurs est ciblée. Pour les 17–24 ans, responsables de 24 % des accidents graves, une période d’apprentissage obligatoire de trois à six mois avant l’examen pratique est à l’étude, afin de favoriser une expérience de conduite variée. Le maintien d’un enseignement continu est envisagé : inclure la sécurité routière dans le cursus scolaire dès le primaire et créer une « Charte nationale » pour la sécurité routière professionnelle.
Les conducteurs âgés pourraient subir des contrôles médicaux réguliers : un examen de la vue tous les trois ans pour les plus de 70 ans est proposé, ainsi que l’étude d’un test cognitif évaluant attention, mémoire et raisonnement.
Les sanctions pourraient se durcir pour plusieurs infractions courantes. Le non-port de la ceinture entraînerait des points sur le permis en plus d’une amende. Les peines pour conduite sans assurance pourraient être renforcées, et des mesures viseraient les plaques illisibles ou « fantômes » destinées à tromper les radars.
Les collectivités locales pourraient obtenir plus de latitude dans la gestion des vitesses : la procédure actuelle exigeant une preuve d’accident grave pour abaisser une limite pourrait être simplifiée, facilitant l’instauration de seuils plus bas et l’installation de systèmes de contrôle comme les radars aux feux rouges.
Pour pérenniser cette démarche, la stratégie prévoit la création d’un Road Safety Investigations Branch chargé d’identifier et d’analyser les causes des collisions pour orienter l’aménagement, les politiques d’application de la loi, la formation et la sécurité des véhicules. Le gouvernement souhaite aligner la réglementation sur certaines obligations européennes, comme le freinage automatique d’urgence ou l’aide au maintien de trajectoire.
Réduire durablement le nombre de victimes implique une combinaison de prévention, de contrôle et d’évolution technologique. Chaque mesure proposée vise à influer sur un maillon distinct : compétences, comportements, conception des véhicules, pouvoirs locaux.
Réduire durablement le nombre de victimes implique une combinaison de prévention, de contrôle et d’évolution technologique. Chaque mesure proposée vise à influer sur un maillon distinct : compétences, comportements, conception des véhicules, pouvoirs locaux.
- Objectif : réduire de 65 % les décès sur les routes d’ici 2035.
- Seuil d’alcoolémie : possible passage de 80 mg à 50 mg (Angleterre et pays de Galles), 0 mg pour les nouveaux conducteurs.
- Dispositifs anti-démarrage et suspensions de permis avant procès envisagés.
- Tests salivaires pouvant être admis comme preuve pour les stupéfiants.
- Période d’apprentissage obligatoire (3–6 mois) pour les 17–24 ans en consultation.
- Examen de la vue tous les trois ans pour les plus de 70 ans ; test cognitif à l’étude.
- Durcissement des sanctions : points pour non-port de ceinture, alourdissement des peines pour conduite sans assurance, lutte contre les plaques « fantômes ».
- Pouvoirs accrus pour les autorités locales sur les limites de vitesse et simplification des procédures d’installation de dispositifs de contrôle.
- Création d’un organe d’investigation routière et adoption prévue de normes techniques imposant certaines aides à la conduite.