Le Royaume-Uni envisage des réformes routières majeures
Le gouvernement britannique propose des réformes importantes pour améliorer la sécurité routière, notamment la réduction du taux d’alcoolémie légal et l’introduction de nouvelles technologies.
La mesure la plus marquante porte sur le taux légal d’alcool au volant. En Angleterre et au Pays de Galles, ce seuil, fixé depuis 1967, est de 80 mg d’alcool par 100 ml de sang — le plus élevé d’Europe. Le ministère des Transports propose de l’abaisser à 50 mg pour s’aligner sur l’Écosse. Un seuil de 0 mg est envisagé pour les conducteurs nouvellement qualifiés, dont la définition reste à préciser.
Le document encourage le déploiement de technologies préventives, notamment les éthylotests antidémarrage, qui empêchent le démarrage d’un véhicule si le conducteur dépasse la limite. Certains condamnés pour conduite en état d’ivresse pourraient être contraints de les installer avant de reprendre la route. Les autorités envisagent également de suspendre des permis dès le soupçon d’infraction liée à l’alcool ou aux drogues, avant jugement.
Les jeunes conducteurs, notamment les 17-24 ans, sont surreprésentés dans les accidents graves (24 % des cas). Le gouvernement propose une période d’apprentissage obligatoire de trois à six mois avant l’examen pratique, afin de garantir une exposition à diverses conditions de conduite. Les longues listes d’attente aux examens pratiques — 22 semaines en moyenne au niveau national — allongent déjà ce délai.
Pour les conducteurs de plus de 70 ans, un contrôle visuel triennal pourrait remplacer l’auto-déclaration actuelle, jugée insuffisante. Le document s’interroge aussi sur l’opportunité d’un test cognitif évaluant attention, mémoire et résolution de problèmes, sans calendrier précis.
La réforme prévoit un durcissement des sanctions pour plusieurs infractions courantes. Le non-port de la ceinture entraînerait des points sur le permis en plus de l’amende actuelle de 100 £. Les peines pour conduite sans assurance pourraient être doublées. Des mesures contre les plaques d’immatriculation invisibles sont à l’étude.
Le gouvernement propose d’assouplir les conditions permettant aux autorités locales d’abaisser les limites de vitesse, en supprimant l’obligation de démontrer des blessures graves ou des décès. Un nouvel organisme, le Road Safety Investigations Branch, pourrait être créé pour analyser les causes des collisions. La stratégie plaide pour l’adoption des normes européennes GSR2, qui imposeraient des aides à la conduite sur les voitures neuves.
Les documents indiquent qu’un décès routier sur six en 2023 impliquait l’alcool, et que les morts liées à l’alcool ont augmenté de 7 % sur la dernière décennie. Un sondage du RAC montre un soutien public élevé (82 %) au durcissement des mesures contre l’alcool au volant.
Ces propositions redessinent plusieurs équilibres industriels et opérationnels. L’exigence d’appareils tels que les éthylotests antidémarrage et l’imposition de technologies de sécurité sur les véhicules neufs obligent constructeurs et fournisseurs à se prononcer sur les spécifications et les coûts, avec un impact potentiel sur la conception et la chaîne d’approvisionnement. L’élargissement des compétences des autorités locales en matière de limitation de vitesse et d’installation de caméras modifie la gouvernance de l’espace public et nécessite de nouvelles ressources locales. Sur le plan judiciaire et policier, l’acceptation des tests salivaires comme preuve et la possibilité de suspensions préventives accroissent la charge procédurale et les besoins en outils d’analyse. Enfin, la prolongation de la formation tout au long de la vie ou l’introduction de tests cognitifs pour les seniors poussera le secteur de la formation et des contrôles médicaux à s’adapter, tandis que l’instauration d’une charte pour les déplacements professionnels impliquera les entreprises sur la conformité et la responsabilité.
Ces propositions redessinent plusieurs équilibres industriels et opérationnels. Exiger des dispositifs comme les éthylotests antidémarrage et imposer des technologies de sécurité sur les véhicules neufs engage les constructeurs et leurs fournisseurs sur les spécifications et les coûts, avec un impact potentiel sur la conception et la chaîne d’approvisionnement. L’élargissement des compétences des autorités locales sur les vitesses et l’installation de caméras modifie la gouvernance de l’espace public et requiert des ressources locales nouvelles. Sur le plan judiciaire et policier, l’acceptation de tests salivaires en preuve et la possibilité de suspensions préventives augmentent la charge procédurale et les besoins en outils d’analyse. Enfin, prolonger la formation tout au long de la vie ou introduire des tests cognitifs pour les seniors incitera le secteur de la formation et des contrôles médicaux à s’adapter, tandis que l’instauration d’une charte pour les déplacements professionnels engage les entreprises sur la conformité et la responsabilité.
- Objectif officiel : réduire d’au moins 65 % les décès routiers d’ici 2035.
- Révision envisagée du taux d’alcoolémie : passer de 80 mg à 50 mg/100 ml, 0 mg pour conducteurs nouvellement qualifiés.
- Déploiement possible d’éthylotests antidémarrage pour certains condamnés.
- Tests salivaires routiers pouvant être admis en preuve ou répétés en lieu et place d’un prélèvement sanguin.
- Période d’apprentissage obligatoire proposée pour les 17–24 ans : 3 à 6 mois ; backlog moyen des tests pratiques ~22 semaines.
- Contrôle visuel triennal proposé pour les +70 ans ; examen cognitif envisagé.
- Durcissement des sanctions : points pour non-port de ceinture, augmentation des peines pour conduite sans assurance, mesures contre les plaques invisibles.
- Pouvoirs accrus pour les autorités locales pour réduire les limites de vitesse et installer des radars.
- Création envisagée d’un Road Safety Investigations Branch et adoption prévue des normes GSR2 pour la sécurité des véhicules.