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Réglementation

L’Allemagne pousse Tesla à Bruxelles, Singapour cadre Waymo

Le 6 octobre 2026, le ministère allemand des Transports a pris position en faveur du système d’aide à la conduite de Tesla, dit FSD Supervised, et a annoncé vouloir défendre son homologation à l’échelle de l’Union européenne. Berlin précise qu’il s’agit d’un système de niveau 2, donc d’une assistance au conducteur, et non d’une conduite autonome complète.

Le point technique clé tient à la vitesse. Le ministère allemand indique qu’un accord a été trouvé avec Tesla en septembre sur un plafond fixé à “au maximum dix pour cent” au-dessus de la limite autorisée. Le sujet dépasse le seul cas Tesla : il teste la manière dont l’UE encadre un logiciel d’aide à la conduite quand le marketing du constructeur laisse entendre un niveau d’automatisation plus avancé que le cadre juridique ne le permet.

Berlin dit aussi que les discussions restantes portent sur des points techniques et sur la responsabilité en cas d’usage. C’est l’un des nœuds du dossier : qui porte le risque si le conducteur s’en remet trop au système, et comment prouver que le logiciel reste dans son périmètre d’homologation. Tesla a par ailleurs proposé de renommer le système “Tesla Assisted Driving”, signe que la qualification du produit pèse désormais autant que ses fonctions.

Cette prise de position allemande intervient alors que le calendrier européen reste ouvert. Reuters indiquait le 25 septembre qu’un vote attendu sur une autorisation à l’échelle de l’UE avait été repoussé, avec une fenêtre de décision repoussée au plus tôt à décembre. Pour les autres constructeurs, l’enjeu est clair : si l’Allemagne obtient une lecture commune à Bruxelles, les règles de preuve, de vitesse et de responsabilité pourraient peser sur tous les systèmes d’assistance avancée vendus en Europe.

Le mouvement ne se limite pas à l’Europe. À Singapour, l’Autorité des transports terrestres a confirmé le 18 septembre que Waymo deviendrait le nouvel opérateur de véhicules autonomes du pays, aux côtés de ComfortDelGro et Grab. Les véhicules doivent arriver dans les prochains mois, l’exploitation manuelle initiale est prévue en 2027 et le lancement commercial de services de VTC autonomes en 2028.

Le cas singapourien montre l’étape suivante : sortir du pilote pour entrer dans une exploitation définie par un périmètre, un calendrier et une autorité identifiée. Là où Tesla cherche un cadre d’homologation pour son logiciel, Waymo travaille déjà sur les conditions d’un service urbain encadré. Les deux dossiers racontent une même chose : l’autonomie se joue désormais autant dans les textes que dans les véhicules.

Sources : BMV, Reuters via Fidelity, LTA Singapore