PureEV

Toutes les infos sur les véhicules électriques

RSS X

Actu

CATL et BYD captent plus de la moitié des batteries EV mondiales

CATL et BYD ont pesé 54,3 % du marché mondial des batteries utilisées dans les véhicules électriques, hybrides rechargeables et hybrides sur les neuf premiers mois de 2026, selon SNE Research, publié le 2 novembre. CATL a livré 389,2 GWh, soit 39,1 % du total, et BYD 150,9 GWh, soit 15,2 %. Sur la période, le marché mondial a atteint 994,5 GWh, en hausse de 19,7 % sur un an.

Le signal dépasse le simple classement des fabricants. Quand deux groupes contrôlent plus d’une batterie sur deux, les acheteurs non chinois font face à une dépendance plus forte sur les cellules, les formats et les chimies disponibles. Cela pèse sur les appels d’offres, la négociation des prix et la capacité à sécuriser des volumes sur plusieurs trimestres, surtout quand les programmes doivent aussi satisfaire des exigences de traçabilité et de conformité.

Le détail des chiffres accentue ce constat. SNE indique que les sept fournisseurs chinois du top 10 ont porté leur part cumulée à 73,0 %, contre 69,5 % un an plus tôt. CATL progresse plus vite que le marché, avec +24,9 % sur un an, tandis que BYD avance moins vite, à +7,4 %. L’écart tient aussi à la base clients : CATL sert davantage d’OEM hors Chine, alors que BYD reste plus lié à ses propres ventes de véhicules.

Pour les constructeurs, la conséquence est opérationnelle. Ils doivent arbitrer plus vite entre LFP et chimies à plus forte densité énergétique, selon le coût, l’autonomie visée et les contraintes de validation. SNE note d’ailleurs que le LFP a atteint 57,7 % du mix sur janvier-septembre 2026, contre 52,5 % un an plus tôt. Cette montée renforce l’avantage des acteurs déjà installés sur cette chimie, surtout quand les calendriers de lancement imposent des cellules “prouvables” et des volumes stables.

Le record mensuel de septembre, à 145,1 GWh, montre aussi que la demande continue de monter, même si la croissance a ralenti à 15,8 % sur le mois. Pour les acheteurs européens et nord-américains, l’enjeu n’est donc plus seulement de trouver un fournisseur, mais de sécuriser un contrat qui tienne dans le temps, avec des lots qualifiés, des specs stables et un plan B si une chimie ou une ligne se tend.

Sources : CnEVPost, SNE Research