Ferrari privilégie l’électrification et rejette la conduite autonome
Ferrari concentre ses efforts sur l’innovation électrique, excluant la conduite autonome de sa stratégie.
L’exécutif place l’innovation EV au cœur de la feuille de route technologique de Ferrari, alors que l’industrie accélère sur les chaînes de traction, l’électronique de puissance et le pilotage logiciel des performances. Historiquement associée au moteur thermique et à l’expérience de conduite, la marque cherche à transposer ses marqueurs – agrément, réponse, sensations – dans des architectures électriques, sans basculer vers un modèle dominé par l’automatisation.
La position sur l’autonomie est formulée sans ambiguïté : Ferrari ne veut pas de voitures autonomes. Cette posture distingue le constructeur d’une partie du secteur premium, où les fonctions avancées d’assistance et les ambitions de conduite automatisée sont devenues des axes de différenciation, notamment sur certains marchés.
À court terme, ce choix implique une hiérarchisation des investissements : plutôt que de financer des programmes lourds de perception, de cartographie et de validation réglementaire liés aux niveaux d’autonomie élevés, Ferrari concentre ses efforts sur l’électrification et sur les éléments qui façonnent directement l’expérience de conduite. Dans un marché où les cycles de R&D se tendent et où les arbitrages capitalistiques sont plus visibles, l’orientation technologique devient à la fois un signal stratégique et un choix produit.
La marque évolue dans un environnement réglementaire et industriel contrasté. D’un côté, l’électrification répond aux trajectoires d’émissions et aux contraintes d’homologation qui se resserrent en Europe et ailleurs. De l’autre, la conduite autonome reste soumise à des exigences de sécurité, de responsabilité et de validation qui évoluent lentement et varient selon les juridictions, avec des coûts de conformité élevés.
Dans le haut de gamme, l’électrification et l’automatisation sont souvent traitées comme deux piliers jumeaux de la ‘voiture définie par logiciel’. En dissociant nettement les deux, Ferrari envoie un signal industriel : l’investissement se focalise sur la chaîne de traction électrique, l’électronique de puissance et la dynamique du véhicule, plutôt que sur les stacks de conduite autonome, longs à industrialiser et fortement régulés. Cette clarification pèse sur la structuration de la R&D, la sélection des partenaires technologiques et, à terme, la proposition de valeur face à des concurrents qui misent sur des fonctions automatisées comme levier commercial.
Dans le haut de gamme, l’électrification et l’automatisation sont souvent traitées comme deux piliers jumeaux de la ‘voiture définie par logiciel’. En dissociant nettement les deux, Ferrari envoie un signal industriel : l’investissement se focalise sur la chaîne de traction électrique, l’électronique de puissance et la dynamique véhicule, plutôt que sur les stacks de conduite autonome, longs à industrialiser et fortement régulés. Cette clarification pèse sur la structuration de la R&D, la sélection des partenaires technologiques et, à terme, la proposition de valeur face à des concurrents qui misent sur des fonctions automatisées comme levier commercial.
- Ferrari réaffirme sa volonté d’avancer sur l’innovation liée aux véhicules électriques.
- Benedetto Vigna exclut explicitement la voiture autonome de la stratégie de la marque.
- Le constructeur privilégie l’électrification et l’expérience de conduite plutôt que les programmes d’automatisation avancée.