La France dévoile sa stratégie énergétique jusqu’en 2035
La troisième Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE 3) fixe les priorités énergétiques françaises jusqu’en 2035, entre nucléaire et énergies renouvelables.
Le gouvernement a présenté le 12 février 2026 la troisième Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE 3), qui servira de feuille de route pour l’électricité, la chaleur et les usages jusqu’en 2035. Ce document aborde les arbitrages entre la relance du nucléaire, l’accélération des renouvelables et la sécurité d’approvisionnement, dans un contexte où l’électrification des usages devient centrale.
La publication intervient alors que le débat institutionnel se durcit. À la veille de cette présentation, des sénateurs LR et centristes ont dénoncé un « passage en force », soulignant que la méthode de gouvernance de la stratégie énergétique reste aussi sensible que les volumes de capacités à installer. En France, la PPE ne se limite pas à une orientation : elle conditionne les calendriers, les mécanismes de soutien et l’anticipation des besoins en réseaux, influençant ainsi l’exécution industrielle.
Le texte s’inscrit dans un double impératif. D’un côté, maintenir un socle pilotable, alors que la disponibilité du parc nucléaire a pesé sur la perception du risque d’approvisionnement. De l’autre, accélérer la montée en puissance des renouvelables, dont le déploiement dépend des procédures et de la capacité des réseaux à absorber davantage de production variable.
Pour les mobilités électriques, la PPE 3 agit comme une charnière indirecte mais déterminante. La trajectoire de production et les choix d’investissements sur les réseaux structurent la capacité du système à accompagner la hausse attendue de la demande, en particulier sur les pointes et les besoins de flexibilité. Les décisions sur le mix électrique influencent également le coût de l’électricité à moyen terme, un facteur clé pour l’attractivité des véhicules électriques et l’économie des infrastructures de recharge.
En toile de fond, la PPE 3 se déploie dans un environnement énergétique international instable, marqué par la volatilité pétrolière, les annonces de relance du charbon aux États-Unis et la recomposition des flux d’hydrocarbures. Ces éléments renforcent la dimension stratégique de la planification nationale, au-delà des seuls objectifs climatiques.
Selon les éléments publiés par Connaissance des Énergies, le document vise à cadrer simultanément nucléaire et renouvelables d’ici 2035, tout en fixant une trajectoire de système cohérente avec les transformations des usages.
La PPE 3 fixe le cadre opérationnel qui conditionne les investissements industriels et la stabilité réglementaire. Pour l’écosystème de la mobilité électrique, elle influence la capacité du système à fournir une électricité abondante, compétitive et pilotable, tout en réduisant les risques de congestion et de sous-investissement des réseaux qui pourraient ralentir le déploiement de la recharge et l’électrification des flottes.
La PPE 3 fixe le cadre opérationnel qui conditionne les investissements industriels et la stabilité réglementaire. Pour l’écosystème de la mobilité électrique, elle influence la capacité du système à fournir une électricité abondante, compétitive et pilotable, tout en réduisant les risques de congestion et de sous-investissement réseau qui pourraient ralentir le déploiement de la recharge et l’électrification des flottes.
- Présentation officielle de la PPE 3 le 12 février 2026, avec une cible de planification jusqu’en 2035.
- Arbitrage central entre capacités pilotables (nucléaire) et accélération des renouvelables, avec implications directes sur les réseaux.
- Tensions politiques immédiates : des sénateurs LR et centristes contestent la méthode, évoquant un « passage en force ».
- Enjeu systémique pour l’électrification des usages, dont la mobilité électrique, via la demande, les pointes et la flexibilité.