Test : l’hiver n’est pas un problème pour un Tesla Y
Nous avons pu tester un Tesla Y dans des conditions hivernales pendant cinq jours. Un délai suffisant pour réaliser quelques tests sur l’endurance de la batterie lors d’une baisse importante des températures, pendant la journée et pendant la nuit, et bien sûr lors d’un trajet.
Pour l’occasion, le véhicule, un modèle Y Premium propulsion, nous avait été confié par Tesla France. Ce n’est pas un sponsoring, et nous avons pu évaluer les performances du véhicule en toute indépendance. Le véhicule était quasi neuf, avec une batterie manquant 100 %. Des conditions idéales pour procéder au test.
Notre voyage commençait par un trajet de plus de 800 km vers les montagnes des Alpes du Sud, effectué en journée. Avec une température moyenne entre +5° et -4°, le Y s’est comporté sans différence notable. Les performances de conduite n’ont pas semblé affectées par la baisse des températures. L’habitacle était en mode AC, avec une température de 19,5°. Nous ne nous sommes pas imposés de restrictions sur la consommation électrique dans l’habitacle. Nous avons pu voyager en écoutant de la musique, avec la lumière d’ambiance activée, par exemple. Le trajet a nécessité 4 arrêts à des super chargeurs, selon le planning donné par le système embarqué de la Tesla. Chaque arrêt était programmé pour durer entre 15 et 20 minutes, selon le planificateur. Comme souvent, nous sommes restés plus longtemps, notamment pour nous restaurer.
L’arrivée à destination, à près de 1800 mètres d’altitude, s’est faite avec une batterie pleine à 35 %. Nous avons fait en sorte d’avoir un tiers de la batterie à destination, ne sachant pas quelles étaient les conditions de recharge sur place.
- Première nuit : Le véhicule est resté dehors. Le temps était neigeux, avec une température autour des -3°. Le lendemain matin, la batterie affichait toujours 35 %. Nous avons laissé le véhicule sur place une nuit de plus, sans rien activer.
- Troisième jour : La Tesla a connu une nuit très froide, avec -9°, et de la neige en abondance. La batterie est à 34 % au réveil, et nous lançons le mode dégivrage. En quelques minutes, la neige fond, sur le pare-brise. La température intérieure monte à 19°. La batterie perd encore un pourcentage.
Première voyage en haute altitude. Nous prenons la voiture pour ce troisième jour pour descendre dans la vallée. La magie de la montagne et des EV s’active alors… La batterie regagne instantanément 5 % et nous arrivons avec un peu plus de 40 % à notre destination, 20 kilomètres plus bas. Il faut bien comprendre qu’un voyage en montagne avec un EV possédant des capacités de récupération d’énergie est une affaire de « potentiel cinétique ». Une fois en haut d’une montagne, le véhicule possède une réserve potentielle d’énergie qu’il récupère en redescendant…
Au quatrième jour, la batterie affiche 28 %. Une nouvelle nuit de grand froid, plus quelques petits trajets locaux. Pas de charge à domicile. Nous avons donc pu rouler une petite cinquantaine de kilomètres en quatre jours, sans recharge, en montagne, par grand froid, avec un équipement pour les routes enneigées, sans recharge, ni angoisse…
Le jour du départ. Le planificateur indique que la première recharge pour entamer notre retour sur Paris se fera à une quarantaine de kilomètres, avec 17 % de batterie restants. Encore une fois, nous pouvons récupérer sur la récupération de l’énergie en descente, pour nous amener au premier super chargeur. Sur notre trajet de retour, la météo est très mauvaise. Beaucoup de pluie, le planificateur indique quatre arrêts à des super chargeurs, pour chaque fois un arrêt d’une quinzaine de minutes, qui seront étirés pour manger…
En conclusion : l’utilisation d’un modèle Y par grand froid en montagne ne montre pas de différence notable avec un voyage par condition ordinaire. Le dégivrage a un réel impacte sur la batterie, mais avec une marge réduite qui ne met pas à risque l’autonomie du véhicule. Le trajet en montagne est bien plus facile pour un EV, car il bénéficie de la récupération d’énergie dans les descente. Il n’est pas nécessaire d’économiser sur les services, le confort de conduite n’est pas du tout affecté par le grand froid. Economiser sur le chauffage n’a pas d’intérêt.
Vous pouvez retrouver les images de trip sur le compte X de PureEV