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Tesla termine 2025 avec des ventes en recul et un bénéfice en chute

Tesla enregistre une baisse significative de son bénéfice net au quatrième trimestre 2025, malgré une légère hausse de son chiffre d’affaires.

Tesla a clôturé le quatrième trimestre 2025 avec un bénéfice net en recul de 61%, à 840 millions de dollars, dans un contexte de recul des livraisons mondiales. Ce résultat est nettement inférieur aux attentes du marché, même si le groupe a légèrement dépassé le consensus sur le chiffre d’affaires.

Le chiffre d’affaires trimestriel a diminué de 3% par rapport à l’année précédente, atteignant 24,90 milliards de dollars. Le bénéfice par action, hors éléments exceptionnels, s’établit à 50 cents, en baisse de 17% mais supérieur aux prévisions qui tablaient sur 45 cents. Après la clôture à New York, le titre Tesla a progressé de 2,87% dans les échanges électroniques.

Le ralentissement est particulièrement visible dans le secteur automobile, avec un chiffre d’affaires en baisse de 11% sur le trimestre. En revanche, la branche production et stockage d’électricité a bondi de 45% sur un an, et les services et autres activités ont progressé de 18%, illustrant l’importance croissante des activités périphériques au véhicule dans le mix du groupe.

Sur l’ensemble de l’année 2025, Tesla affiche un chiffre d’affaires en retrait de 3%, à 94,83 milliards de dollars, et un bénéfice net en baisse de 46%, à 3,79 milliards. Les livraisons de véhicules ont également reculé, avec 1,64 million d’unités en 2025, contre 1,79 million en 2024. Au quatrième trimestre, Tesla a livré 418.227 véhicules, contre plus de 495.000 un an plus tôt.

Dans le même temps, le groupe chinois BYD a pris l’avantage sur le segment du 100% électrique, avec 2,26 millions de véhicules vendus dans le monde, contre 1,76 million l’année précédente. Tesla termine l’année derrière en volume.

Au-delà des chiffres, Tesla accélère sa transition vers l’IA. Le groupe met en avant la conduite autonome (FSD), les tests de son service de taxi sans chauffeur Robotaxi à Austin, l’installation des lignes de production du Cybercab pour cette activité, ainsi que la finalisation des lignes du robot humanoïde Optimus, parallèlement à l’extension de son infrastructure d’entraînement IA. Tesla vise une production à grande échelle d’Optimus — un objectif d’un million d’unités par an — et prévoit de démarrer, au premier semestre 2026, la production du camion électrique Semi. Le constructeur prépare également un Roadster de nouvelle génération.

Concernant les semi-conducteurs, Tesla prévoit de produire, à partir de 2027, la nouvelle génération de ses puces développées en interne, renforçant ainsi sa stratégie d’intégration verticale au service de ses plateformes logicielles et robotiques.

Le dossier xAI s’intègre enfin dans le périmètre industriel du groupe. Tesla a annoncé la conclusion, le 16 janvier, d’un accord pour prendre une participation d’environ 2 milliards de dollars dans la start-up d’intelligence artificielle fondée par Elon Musk. L’opération est prévue pour le premier trimestre 2026 et s’accompagne d’un accord stratégique dont les détails n’ont pas été précisés. Les actionnaires avaient été consultés sur l’opportunité d’investir dans xAI lors de l’assemblée générale du 6 novembre, sans résultat probant.

xAI a, de son côté, annoncé le 6 janvier avoir levé 20 milliards de dollars lors d’un tour de table, dépassant l’objectif initial de 15 milliards, avec la participation de plusieurs sociétés d’investissement et d’un fonds souverain. La start-up avait racheté en mars 2025 le réseau social X.

La baisse des volumes et du bénéfice, combinée à une réorientation des activités, place Tesla devant un double défi : maintenir sa position dans le véhicule électrique face à BYD tout en finançant sa croissance dans l’IA, la robotique et les infrastructures associées. Les projets annoncés (production d’Optimus et du Semi en 2026, puces internes à partir de 2027, Robotaxi à Austin) dessinent une trajectoire industrielle qui engage la capacité d’exécution du groupe et la priorisation de ses investissements.

Pourquoi c’est important
La baisse des volumes et du bénéfice, combinée à une réorientation des activités, place Tesla devant un double défi : maintenir sa position dans le véhicule électrique face à BYD tout en finançant sa croissance dans l’IA, la robotique et les infrastructures associées. Les projets annoncés (production d’Optimus et du Semi en 2026, puces internes à partir de 2027, Robotaxi à Austin) dessinent une trajectoire industrielle qui engage la capacité d’exécution du groupe et la priorisation de ses investissements.
À retenir

  • Bénéfice net T4 2025 : 840 M$ (-61%), en dessous des attentes du marché.
  • Chiffre d’affaires T4 : 24,90 Md$ (-3%) ; recul de l’automobile, forte progression de l’énergie.
  • Livraisons : 418.227 véhicules au T4 ; 1,64 million en 2025 (contre 1,79 million en 2024).
  • BYD dépasse Tesla en ventes mondiales de véhicules 100% électriques (2,26 millions en 2025).
  • Focus sur l’IA et la robotique : Robotaxi à Austin, Cybercab, Optimus ; production d’Optimus et du Semi visée au S1 2026.
  • Projet de prise de participation d’environ 2 Md$ dans xAI, finalisation attendue au T1 2026.