Voitures autonomes
Les voitures sans conducteur, ça arrive !
Ce n’est plus de la science-fiction. Déjà des constructeurs proposent des fonctions de conduite autonome sur des modèles de voiture électrique. Tesla est aujourd’hui le plus avancé. La version 10 de son logiciel pour ses véhicules promet des heures de voyage sans que le conducteur n’ait à intervenir. Cependant il existe encore nombre d’obstacle avant que ces véhicules n’envahissent nos routes.
Le défi est avant tout technologique, mais il est aussi une affaire politique. Il faut en effet que la loi autorise ce type de véhicule sur les routes de France, et d’ailleurs. Des pays sont plus avancés que d’autres. Les Etats-Unis, encore que cela dépende des états, sont les plus avancés avec l’Asie.
Il existe 2 échelles, l’une américaine (de 0 à 4) et l’autre européenne (de 0 à 5) pour évaluer le degré d’autonomie d’une voiture.
La norme Européenne présente 6 niveaux de 0 à 5, où 5 est attribué à un véhicule totalement autonome sans aucune intervention du conducteur. Ces véhicules n’ont plus besoin ni de pédales ou de volant, dans l’absolu. Inversement dans le niveau 0, le conducteur est en charge de la totalité des fonctions du véhicule.
La norme européenne est basée sur le nombre de fonction primaire pris en charge par l’ordinateur de bord :
- Niveau 1 : L’ordinateur de bord peut gérer la vitesse ou la direction.
- Niveau 2 : Automatisation partielle, le conducteur reste le superviseur. La voiture peut prendre le contrôle de la vitesse et de la direction.
- Niveau 3 : Automatisation conditionnée.Dans cette catégorie, le conducteur délègue totalement la conduite dans des situations pré-définies.
- Niveau 4 : Le conducteur n’est plus nécessaire dans certaines situations pré-définies.
- Niveau 5 : Plus de conducteur du tout, la voiture est totalement autonome.
Que dit la loi ?
La législation évolue régulièrement pour prendre en compte les progrès des constructeurs. Un décret publié le 1er juillet 2021 officialise désormais un « cadre réglementaire complet pour la circulation des véhicules autonomes » sur le territoire national. Il prévoit qu’en septembre 2022, les véhicules autonomes seront autorisés à rouler sur des parcours ou des zones prédéfinis. Des essais étaient possibles en France depuis 3 ans. Bientôt cela sera possible pour monsieur et madame tout le monde selon certains critères, qui seront définis en temps voulu par le législateur.
⚠️ La responsabilité pénale devrait quant à elle être évaluée et « permettre au conducteur de dégager sa responsabilité dès lors que le système de conduite automatisé fonctionne conformément à ses conditions d’utilisation », indique le dernier décret en la matière. Cette question de la responsabilité juridique lors d’un accident avec un véhicule autonome a déjà fait couler beaucoup d’encre. Les juges n’ont pas fini de se pencher sur la responsabilité des conducteurs utilisant un système autonome de conduite. Aux Etats-Unis un propriétaire de Tesla est inculpé au pénal. Lors de l’accident survenu en 2019, qui a entraîné la mort de deux personnes, l’Autopilot de la Model S était enclenché lorsque le véhicule a brûlé un feu rouge et percuté une Honda Civic.
Quels véhicules proposent de l’IA à bord ?
Le plus connu est Tesla avec son AutoPilot. Les voitures du constructeur californien propose un niveau 2 à 3 selon les mises à jour de son logiciel (l’option coute 10 000 dollars aux Etats-Unis, Tesla propose depuis peu une formule par abonnement, à partir de 199 dollars par mois).
D’autres constructeurs travaillent sur l’autonomie de ses véhicules. Citons ; Ford, avec Co-Pilote 360, Audi, avec Pre Sense, la marque coréenne Hyundai/Kia, avec SmartSense ou encore BMW avec ConnetedDrive, Volvo et son Pilot Active, etc.